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Téléservices publics Usages et citoyenneté
Public teleservices Uses and citizenship |
12ème colloque du CREIS
Paris, 28, 29, 30 mars 2001 Avec le soutien de l'Université Paris-Nord
Le programme et les actes
du colloque Thèmes et objectifs du colloque Un peu
partout en Europe, la fin des années 90 aura été marquée par le déploiement rapide
des Autoroutes de l'Information (AI) et le développement de téléservices dans
les secteurs marchand et non-marchand. On retiendra plus particulièrement ici
la volonté affichée des Etats d’utiliser cette opportunité technologique pour
moderniser leur fonc-tionnement à travers d’une part la mise en réseau de leurs
administrations et services publics, et d’autre part la mise à disposition d’une
gamme étendue de téléservices à desti-nation des citoyens/administrés. En Grande-Bretagne,
par exemple, le gouvernement a lancé dès 1996 des projets pilo-tes pour améliorer,
via les technologies de communication, les services aux citoyens et aux entreprises.
En janvier 1998, la France quant à elle s'est dotée d'un programme d'action gouvernemental
qui signe son entrée dans la société de l'information ; parallèlement, on débat
au Parlement de la question des droits des citoyens dans leurs relations avec
les administrations. Pour autant, si la " mise en réseau de l’Etat " prédispose
à un mode de gouvernement et d’administration des individus plus interactif, dans
des domaines tels que les collectivités territoriales, la santé, l'éducation,
la sécurité ou encore la justice, elle impose aussi un certain nombre de nouvelles
contraintes dont les effets peuvent rapidement s’avérer pervers : exclusion de
fait des hors réseaux, accroissement des inégalités d'accès à la connaissance,
nouvelles formes de contrôle social, notamment dans la gestion intégrée de la
santé. On doit s’interroger aussi sur la nature des moyens aux-quels l’Etat
a recours pour mettre en œuvre les téléservices : nouvelles formes de partenariat/délégation
entre secteur public et privé, interconnexion de fichiers de personnes (NIR, STIC…),
autant d’évolutions en apparence techniques qui induisent sous couvert d’efficacité
sociale une marchandisa-tion croissante des rapports, exposent les individus et
leurs li-bertés privées à de nouveaux acteurs marchands, et marginalisent in fine
ce qui relèverait de la décision politique et du débat public. Au-delà des
nombreux discours prospectifs qui accompa-gnent le lancement des AI, de quels
outils d’évaluation dispose-t-on ? Comment entend-on prendre en compte les résistances
et revendications des usagers ? Dans le but d’engager un débat contradictoire
sur l'entrée des Etats dans la société de l'information, le CREIS vous propose
de confronter projets, expérimentations, réalisations, programmes politiques,
analyses… afin de faire un premier bilan de la mise en réseau des administrations
et services publics dans les champs suivant : - politique et citoyenneté
- organisation
et accès au travail
- gestion des administrés, interconnexion des fichiers
- production
et reproduction des savoirs
- pratiques de soins
- équilibre des pouvoirs
(local, national, international)
Cette rencontre vise à donner
la parole à quatre types de publics engagés à différents niveaux dans la production,
la diffusion, l'utilisation, l'évaluation, l'étude de l'informatisa-tion et la
mise en réseau de l'Etat et des services publics, tant en France qu'en Europe,
afin de confronter leurs points de vue : - décideurs et responsables
de projets (élus politiques, ad-ministratifs, gestionnaires)
- techniciens
de l'informatique et de l'organisation (chefs de projet, gestionnaires d'applications,
informaticiens...)
- analystes (sociologues, économistes, juristes...)
- usagers
et leurs représentants (salariés et agents de l'administration et des services
publics, syndicats, administrés, citoyens et leurs associations représentatives)
COMITE DE PROGRAMME (Program Committee) - Danièle Bourcier
Creis, CNRS, Paris
- Louise Cadoux, AILF, France
- Dominique Carré,
CREIS, Université Paris-Nord, France
- Wim Van de Donk, Université de Tilburg,
Pays-Bas
- Eric Geneau, Maire-adjoint , Municipalité de Marly-le-Roi
- Jean-Guy
Lacroix, Université du Québec à Montréal, Canada
- Maurice Liscouët, CREIS,
IUT de Nantes, France
- Daniel Naulleau, CREIS, Université Pierre et Marie
Curie, Paris, France
- Francis Pavé, CSO-CNRS, France
- Chantal Richard,
CREIS, Université Paris-Nord, France
- Alain Thyreau de Ministère de l’Education
nationale, France
- Patricia Vendramin, FTU, Namur, Belgique
COMITE D’ORGANISATION (Steering Committee) - Dominique
Carré, CREIS, Université Paris-Nord, France
- Daniel Naulleau, CREIS, Université
Pierre et Marie Curie, Paris, France
- Robert Panico, CREIS, IUT de Valence,
France
- Chantal Richard, CREIS, Université Paris-Nord, France
- Geneviève
Vidal, CREIS, Université Paris-Nord, France
Colloquium themes
and objectives Almost everywhere in Europe the end of the 90s will have
been marked by the rapid expansion of the Information Highway (IH) and the development
of teleservices in both the commercial and non-commercial sectors. Here, we are
particularly concerned with the announced determination of States to use this
technological opportunity to modernise their operations by, on the one hand, networking
their administrations and public services and, on the other hand, making available
to their citizens / those under their jurisdiction, a wide range of teleservices.
In Great Britain, for instance, as early as 1996, the government launched pilot
projects to improve services to citizens and companies via communication technologies.
In January 1998, France set up a government action programme signalling its entry
into the information society. At the same time the French Parliament was involved
in a debate over citizens' rights in their relations with the administration.
However, if State "networking" tends to lead toward a more interactive mode
of governing and administrating people, in fields such as territorial authorities,
healthcare, education, safety and even justice, it also imposes a certain number
of new constraints whose effects may rapidly reveal themselves to be perverse:
de facto exclusion of those without on-line access, increases in unequal educational
opportunities, new forms of social control, particularly in the field of integrated
healthcare management. One also needs to consider what sort of means the State
has recourse to when implementing its teleservices: new forms of partner-ship/delegation
between the public and private sectors, inter-connection of personal files - just
so many ostensibly technical changes that in the name of social efficiency lead
to a growing commercialisation of relations, expose individuals and their personal
freedoms to new com-mercial actors and finally push to the fringe what should
be within the jurisdiction of political decisions and public debates. Over
and beyond the many anticipatory speeches that accompany the IH, exactly what
means of assessment are available? How are users' resistance and claims to be
taken into account? In order to hold an open debate on States' entry into the
information society, the CREIS is offering the opportunity to confront projects,
experiments, realisations, analyses and political programmes in order to make
a first assessment of administration and public service networking in the following
fields: - politics and citizenship
- organisation and access
to employment
- use management, file interconnections
- production
and reproduction of knowledge
- healthcare practices
- balance of
power (local, national, international)
This encounter aims at allowing
four different types of public involved at different levels in the production,
diffusion, use, assessment and study of computerisation and State and public service
networking in France and Europe to present and confront their points of view :
- decision-makers and project executives (elected offi-cials, managers
and administrators)
- computer and organisational technicians (heads of
pro-jects, application managers, computer scientists, etc)
- analysts (sociologists,
economists, legal experts, etc)
- users and their representatives (administration
and public service employees and agents, trade unions, general public using those
services, citizens and their representative associations/organisations).
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